Six pages de ce site mentionnent la récompense sans qu'aucune n'explique comment elle fonctionne. Or l'essentiel ne tient pas à ce que l'on donne, mais au moment où on le donne et à la valeur qu'on lui accorde.
La fenêtre se compte en secondes
Le chien associe la conséquence à ce qu'il faisait à l'instant précis où elle survient. Une friandise donnée trois secondes après un assis récompense ce qui s'est passé entre-temps : un regard ailleurs, un début de lever, un pas de côté. C'est toute la raison d'être d'un marqueur, mot bref ou claquement, qui signale l'instant exact ; la friandise peut alors arriver un peu plus tard sans brouiller le message.
Toutes les récompenses ne se valent pas
Une croquette ordinaire suffit pour un exercice acquis dans le salon. Un rappel exécuté au milieu d'un parc, avec d'autres chiens autour, demande beaucoup plus au chien : lui offrir la même chose revient à réclamer un effort maximal contre un salaire minimum. Hiérarchiser, en gardant les aliments les plus appréciés pour les situations les plus difficiles, change les résultats plus vite que n'importe quelle méthode.
Récompenser toujours, puis parfois
Pendant l'apprentissage, chaque bonne réponse est confirmée. Une fois le comportement acquis, une récompense donnée de façon irrégulière le rend paradoxalement plus solide qu'une récompense systématique : le chien continue parce qu'il ne sait pas quand elle viendra. C'est un résultat bien établi de la psychologie de l'apprentissage.
L'erreur qui s'installe sans qu'on la voie
Répéter un ordre quatre fois puis récompenser à la cinquième enseigne exactement cela : obéir à la cinquième. L'ordre se donne une fois ; s'il n'aboutit pas, on aide le chien à réussir plutôt que de répéter, puis on revient à une situation plus facile. Ce principe vaut pour toutes les disciplines, y compris avec les races les plus réactives.
Ce que la nourriture ne fait pas seule
Le jeu, le contact ou l'autorisation de repartir renifler sont des récompenses à part entière, parfois plus fortes qu'une friandise. Et les friandises se comptent dans la ration : les prélever sur la gamelle du soir évite d'obtenir un chien obéissant et en surpoids.









